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Utopique et pratique

18/04/2018

Découverte : Article rédigé pour le 244ème numéro de L'auditoire, le journal des étudiant·e·s de l'Université de Lausanne, suite à la proposition de Suzanne, responsable Société.

 

Utopique et pratique

 

DURABILITÉ • La coopérative de la Brouette a implanté une épicerie écoresponsable à Lausanne, tout en se tenant à des principes exigeants : aliments bio, locaux, en vrac, provenant directement des producteurs. Comment se relève un tel défi ?

 

Une étude menée en 2016 par le World Economic Forum annonce que d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan. Les signaux d’alarme de ce type, combinés aux messages d’espoir délivrés par les documentaires tels que Demain, ont motivé de plus en plus de personnes à se mobiliser pour l’environnement au niveau de leur propre ville. La coopérative de la Brouette l’illustre de manière encourageante, étant donné qu’elle a ouvert une épicerie aux offres attrayantes pour les consommateurs désireux de contribuer au changement : des produits à la fois bio, locaux et en vrac (un mode de distribution sans emballage, afin de réduire tout déchet ménager), le tout sans passer par le moindre grossiste. Un projet d’épicerie aux airs utopistes qui, pourtant, tourne depuis plus d’une année. Quels sont les secrets d’un tel succès ?

 

Un objectif précis

Les critères de sélection de chaque produit sont exigeants et ne se discutent pas : « S’il ne satisfait pas nos quatre exigences, bio, local, en vrac et sans grossiste, la Brouette ne le prend pas », affirme Pierre Nicolas, l’un des fondateurs de la coopérative. Seule exception : le label officiel bio, auquel il peut être difficile de se tenir. Dans un tel cas, le comité vérifie lui-même que le cahier des charges est respecté par les producteurs avant d’ajouter leurs aliments dans les rayons de l’épicerie. L’aspect local est défini en limitant le cercle d’importation à un rayon de septante kilomètres. Une combinaison de priorités soignée qui implique des prix relativement élevés, et qui oblige les clients à venir équipés de leurs propres contenants. En termes de quantités, le vrac impose une difficulté supplémentaire, comme l’indique le fondateur : « Nous achetons des bidons de cinq litres de yoghourt, qu’il faut liquider rapidement, au risque de devoir en jeter une grande partie ». Pourtant, les affaires roulent et beaucoup de clients convaincus et satisfaits se rendent au local de l’avenue d’Echallens pour s’approvisionner en produits respectueux de l’environnement. Une réalité rendue possible grâce à la bonne volonté de nombreuses personnes réunies autour des valeurs que défend la Brouette.

 

L’union fait la force

La coopérative se base entre autres sur la motivation des coopérateurs, dépassant aujourd’hui le nombre de nonante, qui contribuent financièrement au projet lors de leur arrivée, et offrent quatre heures de leur temps par mois pour aider les deux uniques salariées dans leur travail. Le comité, également bénévole, aspire à encore et toujours améliorer le fonctionnement de la Brouette. Un projet de livraisons pour des restaurants de collectivités cherche à voir le jour, mais le comité se trouve actuellement limité en raison des prix des produits ; l’idée est encore en discussion. Cette énergie orientée vers une permanente amélioration, multipliée par la présence d’un grand nombre de bénévoles convaincus, permet à la coopérative de tourner et de florir. Une recette plutôt réussie pour encourager les Lausannois à repenser leur consommation.

 

 

 

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