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La seconde main de demain

10/10/2018

Découverte : Article publié pour le 246ème numéro de L'auditoire, le journal des étudiant·e·s de l'Université de Lausanne.

 

La seconde main de demain

 

INTERVIEW • Rencontre avec Stéphane Manco, directeur de Démarche, dont fait partie Textura. Afin de lutter contre la surconsommation, cette structure collecte des vêtements du canton de Vaud et les revend à des prix compétitifs dans ses boutiques Ateapic.

 

Face aux conséquences de la fast fashion, un mouvement de consommation responsable et éthique prend de l'ampleur. La slow fashion s'élève contre la mode du consumérisme en proposant des alternatives, dont des textiles biologiques, des habits cousus dans des conditions humaines et des prix les mettant en valeur dans toutes leurs dimensions. Pour Textura, il s'agit de donner une deuxième vie aux vêtements abandonnés. Ainsi, ils luttent contre la surproduction de déchets causés par la fast fashion et valorisent les habits ayant encore une longue durée d'utilisation. Nous avons rencontré Stéphane Manco, directeur de Démarche, dont fait partie Textura.

 

Quel est le but de Textura ?

 

Textura est l'une des structures de Démarche, société coopérative à but non lucratif. Dans une optique d'aide à l'insertion professionnelle, nous avons développé un modèle économique basé sur la collecte, le recyclage et la commercialisation de textiles dans nos sept boutiques Ateapic. Nous collections 1'800 tonnes de textiles par année sur l'ensemble du territoire vaudois, qui compte 215 conteneurs.

 

Nous trions ce qu peut être vendu en boutiques, le reste est exporté en Afrique, où il sera vendu sur des marchés, ou traité pour être transformé en fil et créer d'autres vêtements. Si des pièces très originales sortent de l'étape du tri, elles trouvent leur place au Musée, à Lausanne, spécialisé dans la création et la location de costumes. Nous avons pour volonté de respecter les questions de développement durable, c'est-à-dire de trouver un équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale dans nos projets.

 

Que fait Textura pour lutter contre le phénomène de la fast fashion ?

 

Nos boutiques proposent une alternative à la surconsommation en permettant aux gens de s'habiller avec des articles de seconde main, de remettre en valeur cette richesse qui a été trop vite consommée. Nous observons deux phénomènes interdépendants : d'une part, le cycle d'utilisation de l'habit est plus court, nous recevons même régulièrement des vêtements jamais portés, avec l'étiquette ; d'autre part, le prix et la qualité des habits a énormément baissé. Nous devons donc mieux trier ce que nous collectons, et nos habits se sont retrouvés concurrencés par les prix des grandes surfaces. Nous avons dû nous adapter à ces réalités, mais aujourd'hui, la seconde main est moins chère. Elle permet souvent même de trouver des vêtements de meilleure qualité que la mode bon marché.

 

Quel type de clientèle s'intéresse aux boutiques Ateapic ?

 

C'est intentionnellement très démocratisé : vous pouvez avoir le bourgeois bohème comme l'étudiant, celui qui veut se déguiser, celui qui a peu de moyens, celui qui cherche des choses originales et créatives. Tout est possible. On essaie de ne pas se limiter à un type de population afin de rester formateur pour nos employés en termes de relation clientèle. L'idée, c'est d'accueillir tout le monde, un vrai magasin populaire. L'esprit de la seconde main, c'est de se laisser surprendre par ce qu'on va trouver, sans avoir une idée précise de ce qu'on cherche ; il permet de se démarquer en achetant des habits parfois uniques.

 

Interview complète sur le site de l'auditoire

 

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